IGFM-Il était impossible de choper Pape Diouf samedi soir après son pari réussi de se produire à Bercy car envahi par une foule qui tenait à fêter ce triomphe. Il fallait attendre hier le temps de son passage au Dock Haussmann où il était appelé à lancer Balla Gaye et Modou Lô pour enfin tirer les vers du nez au nouveau « roi » de Bercy. Dans cet entretien express avec « L’observateur », Pape Diouf a dit toute sa fierté d’avoir réussi son événement.

Quel est le sentiment qui vous anime après cette grande première à Bercy ?

Je rends grâce à Dieu. Je ne cesserai de rendre grâce à Dieu qui m’a donné la force de réussir ce concert. Ce n’est pas moi c’est Dieu. Je rends grâce à Dieu.

Quel a été le fait marquant de cette soirée et que vous n’êtes pas prêt d’oublier ?

La présence de mon idole Youssou Ndour. Il m’a vraiment honoré. Je l’ai beaucoup fatigué dans l’organisation de cet événement. Dieu sait que Youssou Ndour s’est donné sans réserve pour la réussite de mon événement. Il s’est beaucoup impliqué pour que ça réussisse parce qu’il n’aime pas la défaite. Il n’arrêtait pas de m’appeler pour savoir où j’en suis dans les préparatifs. J’ai vu que quand il m’a rejoint sur la scène de Bercy il était super content. La preuve par les pas de danse qu’il a esquissé. Ça faisait longtemps qu’on n’a pas vu Youssou Ndour danser comme ça. Quand il sort sa rotation là, c’est qu’il est content.

Personnellement est ce que vous étiez stressé avant de monter sur scène. Y avait-il pas de l’appréhension, de la crainte… ?

Je ne pouvais pas être stressé parce que j’avais vu un public monstre. La force d’un chanteur c’est son public et quand j’ai vu ce public énorme je n’avais plus d’appréhension. Je ne pensais qu’à assurer à mon tour. Je ne dirai même pas que le public sénégalais a répondu, mais l’Afrique entier était là. J’ai vu comment les gens ont aimé le spectacle et ça a été une grande fierté.

Sauf que le public est rentré avec un gout d’inachevé puisque le concert a été brusquement arrêté parce que le temps était fini alors que vous n’aviez pas terminé votre programme ?

Cela m’a beaucoup fait mal. J’ai mal aussi pour ceux qui ont fait le déplacement et qui n’ont pas pu accéder à la salle. Ces deux points là me font vraiment mal.

Sinon le reste n’est que bonheur. Ce n’était pas évident de remplir cette mythique salle de Bercy. Se produire pour la première fois à Bercy et la vente de 10 000 places, c’est vraiment énorme. C’est quelque chose à saluer. Mais le mérite revient à mon idole Youssou Ndour qui m’a accompagné du début à la fin.

Est ce que le challenge pour vous c’était plus de remplir la salle que de faire un vrai show ?

Non du tout. Le challenge c’était de réussir à offrir au public aussi petit soit il un show digne de ce nom. Je me disais même s’il n’ y a que 5 personnes je vais assurer le spectacle. Aujourd’hui je suis fier d’être un digne fils du Sénégal. J’ai le sentiment d’avoir fait le show qu’il fallait.

Idrissa Sané

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